Quelles places éviter dans l’avion selon sa situation ?

Certains sièges dans l’avion ruinent un vol dès le départ : bruit constant, dossier bloqué, odeurs de toilettes, ou impossibilité de dormir sur douze heures. Les places à éviter en avion ne se limitent pas au siège du milieu. Elles dépendent aussi de votre situation, de votre morphologie et de vos priorités. Voici ce qu’il faut savoir avant de choisir ou de laisser la compagnie choisir à votre place.

✈️ Ce qu’il faut retenir

Siège du milieu + rangées du fond = combinaison à fuir en priorité
🔇

Bruit et odeurs

Les dernières rangées cumulent moteurs, toilettes et cuisine en un seul endroit.

⚠️

Le piège de l’exit row

La rangée DEVANT la sortie de secours bloque le dossier. Celle DE la sortie offre de l’espace.

🔍

Vérifier avant de réserver

SeatGuru et AeroLOPA permettent d’identifier les mauvais sièges en deux minutes chrono.

À garder en tête : sur un vol low-cost de plus de deux heures, le seat pitch (espace entre sièges) descend parfois à 72,5 cm contre 79 cm sur une compagnie traditionnelle. La différence se ressent vraiment.
Votre situation Places à éviter en priorité Zone recommandée
Tous profils Siège du milieu, rangées du fond, devant l’exit, près toilettes/cuisine Hublot, première moitié de l’appareil
Peur de l’avion / mal de l’air Arrière (turbulences amplifiées), près des moteurs Au niveau des ailes, côté couloir
Vouloir dormir Rangée devant l’exit (dossier bloqué), couloir, cuisine Hublot avant, devant les moteurs
Grande taille / famille Standard low-cost, cloison (bulkhead), arrière étroit Exit row, rangées avec seat pitch étendu
Correspondance courte Toute rangée après le milieu de l’appareil Les premières rangées disponibles

Les places universellement mauvaises, quel que soit le vol

Peu importe la compagnie, la destination ou la durée du vol, certains sièges posent problème de manière systématique. Pas besoin d’avoir déjà voyagé en classe affaires pour le ressentir : ces emplacements dégradent le confort de tout le monde, des voyageurs fréquents comme des passagers occasionnels.

Le siège du milieu

Le siège du milieu est unanimement reconnu comme la pire place dans un avion, et pour des raisons très concrètes. Vous n’avez ni la vue du hublot ni la liberté de mouvement du couloir. Les deux accoudoirs sont partagés de facto avec vos voisins, et la moindre envie d’aller aux toilettes oblige à déranger l’un d’eux. Sur un vol long-courrier en configuration 3-4-3 (comme sur certains Boeing 777), le siège du milieu de la rangée centrale de quatre vous place à égale distance des deux couloirs et des deux hublots. Autant dire que vous êtes coincé.

Seul avantage parfois avancé : un tarif légèrement inférieur sur certaines compagnies low-cost. C’est rarement une économie qui en vaut la peine sur un trajet de plusieurs heures.

Vous aimerez aussi :  Quand réserver un vol pour payer le moins cher possible ?

Les rangées du fond

L’arrière de l’appareil concentre tous les désagréments au même endroit. Les sièges des dernières rangées se trouvent à proximité immédiate des toilettes (bruit de chasse d’eau, odeurs en fin de vol, file d’attente de passagers debout à côté de vous) et des cuisines (claquements de compartiments, lumière allumée pendant le repos des autres passagers). Les moteurs, fixés sous les ailes, génèrent un bruit audible qui se propage vers l’arrière du fuselage.

Autre problème pratique souvent ignoré : le fuselage s’effile vers la queue de l’appareil, ce qui réduit physiquement la largeur des sièges sur les toutes dernières rangées. Et les dossiers des derniers rangs, bloqués contre la paroi, ne s’inclinent tout simplement pas. Vous serez aussi le dernier à débarquer, ce qui peut coûter une correspondance sur un vol court.

La rangée juste devant la sortie de secours

C’est le piège le plus classique et le moins connu des voyageurs qui réservent vite. La rangée juste devant une issue de secours a son dossier bloqué ou très fortement limité en inclinaison. La réglementation de sécurité l’exige : le siège ne doit pas entraver l’accès à la sortie en cas d’urgence.

Cette rangée est souvent confondue avec celle de la sortie de secours, qui elle offre un espace jambes généreux. Sur le plan de cabine, la distinction est visuelle mais nécessite d’y regarder de près. Sur un vol de nuit, être assis droit pendant huit heures sans pouvoir incliner le dossier change radicalement la qualité du trajet.

Quelle place éviter selon votre situation ?

Les mauvaises places universelles mises à part, les sièges à fuir varient selon ce que vous attendez du vol. Votre morphologie, votre destination, votre état de santé ou vos compagnons de voyage changent radicalement l’équation.

Si vous avez peur de l’avion ou souffrez du mal de l’air

Les personnes anxieuses à bord ont souvent le réflexe de choisir un hublot pour regarder à l’extérieur, mais c’est parfois contre-productif si la sensation d’enfermement aggrave le stress. La vraie priorité est d’éviter l’arrière de l’appareil : en turbulences, l’effet de balancier est nettement plus fort dans la queue que vers le centre de gravité.

Pour le mal de l’air, ni l’avant ni l’arrière ne sont idéaux. Le nez de l’avion accentue les mouvements de tangage, la queue amplifie les secousses verticales. La zone la plus stable mécaniquement est celle des ailes, où les forces de portance et de gravité se compensent le mieux. Le siège côté couloir est aussi à privilégier : il offre une sensation d’espace plus grande et un accès direct au personnel de cabine.

Vous aimerez aussi :  Dépassement de poids bagages Air France, que se passe-t-il vraiment ?

Si vous voulez dormir sur le vol

Pour choisir un siège avion adapté au sommeil, plusieurs emplacements sont à bannir. La rangée devant l’exit en premier, pour la raison du dossier bloqué déjà évoquée. Le couloir ensuite : les passages du chariot de service et les allées et venues des voisins interrompent régulièrement le repos. Les sièges derrière les ailes sont plus exposés au bruit des réacteurs, particulièrement gênant la nuit.

La cloison avant (bulkhead) a la réputation d’une bonne place pour dormir, mais attention si des bébés voyagent à bord : les berceaux se fixent précisément sur cette cloison. Il n’est pas rare d’y passer la nuit avec des pleurs intermittents. La meilleure option reste un siège hublot dans la première moitié de l’appareil, devant la position des moteurs.

Si vous êtes grand ou si vous voyagez en famille

Pour les passagers de grande taille, la cloison est souvent présentée comme la solution idéale. C’est partiellement vrai : l’espace au niveau des genoux est réel, mais la paroi empêche d’étendre complètement les jambes dessous, contrairement à une rangée de sortie de secours où les pieds glissent naturellement sous le siège devant. Sur les vols en famille avec des enfants, les issues de secours sont interdites aux mineurs, quelle que soit leur taille. C’est une règle de sécurité appliquée par toutes les compagnies sans exception.

Pour les familles avec bébé, l’arrière de l’avion cumule turbulences et inconfort. Si vous avez besoin d’un berceau (bassinet), il se fixe uniquement sur les cloisons avant, ce qui oriente naturellement le choix vers ces rangées, à condition d’accepter une possible agitation à proximité.

Si vous avez une correspondance courte à attraper

La règle est simple : chaque rangée gagnée vers l’avant représente du temps économisé à l’arrivée. Vous serez parmi les premiers à débarquer, à passer le contrôle, à récupérer un bagage. Sur un vol plein, la différence entre la rangée 10 et la rangée 35 peut dépasser vingt minutes au total. Plus la durée avant votre prochain vol est courte, plus cette logique devient déterminante.

Les places qui semblent bonnes mais qui peuvent décevoir

Certains sièges jouissent d’une bonne réputation qui mérite d’être nuancée. Voici les trois cas les plus fréquents.

La sortie de secours offre un espace jambes indéniable, mais elle impose des contraintes réelles : affaires personnelles obligatoirement rangées en soute pendant le décollage et l’atterrissage (pas de sac sous le siège devant), accoudoirs fixes impossibles à relever, température souvent plus basse à proximité de la porte, et obligation d’être en capacité physique d’assister l’équipage en cas d’évacuation. Les passagers de moins de 16 ans et ceux avec une mobilité réduite ne peuvent pas s’y asseoir.

Vous aimerez aussi :  Comment changer la date d'un billet d'avion ?

La cloison (bulkhead) donne une impression d’espace mais sans rangement sous le siège devant (il n’y en a tout simplement pas). L’écran de divertissement, logé dans l’accoudoir, doit être rangé au décollage et à l’atterrissage. Et comme mentionné, les berceaux bébé s’y fixent directement.

Le siège hublot sans fenêtre est un piège moins connu mais bien documenté. Le siège 11A sur certains appareils Ryanair en est l’exemple le plus cité : il est positionné comme un hublot sur le plan, mais aucune vitre ne se trouve en face. Vous vous retrouvez coincé contre une paroi aveugle, sans vue et sans appui pour la tête. À vérifier systématiquement avant toute réservation.

Comment repérer une mauvaise place avant de réserver ?

Deux outils font référence pour vérifier un siège en quelques minutes. AeroLOPA propose des plans de cabine très détaillés avec les positions exactes des toilettes, cuisines et issues. SeatGuru y ajoute des avis de passagers et un code couleur par siège (vert, jaune, rouge). Pour une recherche par numéro de vol précis, SeatMaps est utile. Les sites des grandes compagnies (Air France, Emirates, Transavia) proposent aussi leurs propres plans interactifs lors de la sélection du siège.

Sur ces plans, plusieurs points méritent une attention particulière :

  • La distance réelle entre votre siège et les toilettes ou la cuisine la plus proche
  • La distinction visuelle entre la rangée devant l’issue (dossier bloqué) et la rangée de l’issue (espace jambes)
  • La présence ou l’absence d’un hublot en face du siège sélectionné
  • La position des moteurs sur le modèle d’appareil confirmé (pas le modèle théorique, qui peut changer avant le vol)

Sur Ryanair, le siège 11A est à éviter pour l’absence de hublot, et les dernières rangées pour leur cumul de défauts (non inclinables, étroites, contre les toilettes). Sur easyJet, les rangées 31 et 32 partagent les mêmes problèmes. Sur les vols low-cost en général, un seat pitch à 72,5 cm se ressent vraiment différemment des 76 à 79 cm standard des compagnies traditionnelles dès que le vol dépasse deux heures.

Réserver tôt reste la façon la plus efficace d’éviter les mauvaises surprises. Si vous voyagez sans sélection de siège, l’enregistrement en ligne dès son ouverture (généralement 24 à 36 heures avant le départ) augmente les chances d’obtenir un emplacement correct parmi les places encore disponibles.

Facebook
Twitter
LinkedIn
Cecile Belcouran

Passionnée de voyages, de nature et de photographie, je partage ici nos découvertes en famille à travers la France. Entre randonnées, escapades authentiques et moments capturés sur le vif, j’aime raconter ce qui nous inspire et donner envie d’explorer autrement, lentement et ensemble.

Nos autres découvertes