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Dordogne / Nouvelle Aquitaine

Sarlat-la-Canéda ville emblématique du Périgord noir

Lorsque l’on vient visiter la Dordogne, il existe quelques incontournables que l’on se doit de visiter absolument. La ville de Sarlat-la-Canéda en fait partie et pourrait même être placée tout en haut de la liste. Nous avons eu la chance de la découvrir et l’on peut dire qu’elle aura marqué nos esprits pour longtemps.


Article mis à jour le 19 février 2021

L’histoire de Sarlat-la-Canéda

Son histoire débuterait au IXe siècle avec la fondation d’une abbaye bénédictine. Mais de nombreuses sources et découvertes attestent que le site était déjà habité avant le paléolithique ainsi que plus tard au Moyen-Âge. Placée sous l’autorité de Rome dès 1153 l’abbaye connait assez rapidement la décadence. Au XIIIe siècle, la soif du pouvoir conduit à l’assassinat de l’abbé Arnaud de Stapone en pleine messe. Malgré toutes ces querelles, en 1223, le pouvoir religieux finit par céder sa place au pouvoir royal puis municipal. Ainsi, Sarlat-la-Canéda devient une commune à part entière dirigée par quatre consuls.


Des siècles tourmentés

Durant les guerres de religion, la ville bascule aux mains des Anglais en 1360 et ce pendant 10 ans. Dès son retour dans le giron français, la ville plutôt épargnée par les conflits redevient vite prospère. Elle adopte alors de nouvelles armoiries, la salamandre, symbole de renaissance et d’immortalité, surmontée de fleurs de lys. Sa devise devient « Ignibus et undis » (par le feu et par l’eau).

Après la révolution française, Sarlat-la-Canéda tourne son économie vers l’exportation du bois, du fer, du vin et de l’huile de noix. À cette époque, pas loin de cinquante métiers sont représentés au coeur de la cité. Malgré cet essor économique, la ville reste une ville pauvre et sale avec des bâtiments laissés à l’abandon. Deux épidémies de typhoïde viendront même frapper la ville à la fin du XIXe siècle. Malgré cela , la ville entreprend quelques chantiers d’urbanisme. En 1837, le chantier de la Traverse (actuelle rue de la république) est lancé afin de contenir les crues à répétition qui envahissent la ville. Plus tard, la place de la Petite-Rigaudie est aménagée et le palais de justice est érigé en 1866.

La ville prospère en ce début de XXe siècle va pourtant avoir du mal à se relever des deux guerres mondiales. Beaucoup de jeunes hommes de Sarlat-la-Canéda sont appelés au front et beaucoup n’en reviendront pas. La ville se vide de ses habitants et le patrimoine de la ville tombe en ruine au fil du temps.


La renaissance de Sarlat-la-Canéda

Mais heureusement, un grand nombre de Sarladais se battent pour sauvegarder les trésors de la ville. C’est ainsi qu’en 1952 sous l’impulsion de Jacques Boissarie le festival des jeux du théâtre de Sarlat est lancé. Son but est d’utiliser le patrimoine remarquable de la ville comme décor naturel pour les pièces jouées durant les festivités. Toute l’énergie déployée par ces hommes de culture portera ses fruits, puisque cela permit à la ville de bénéficier de la loi Malraux de 1962. Ainsi en 1964 Sarlat-la-Canéda est la première ville de France à se refaire une beauté. Cette grande campagne de restauration aura rendu à la cité médiévale tous ses charmes d’antan qui séduisent près de deux millions de visiteurs chaque année.


Flâner dans les rues de Sarlat-la-Canéda

Cette cité médiévale se découvre à pied en flânant dans ses ruelles pleines de charme et d’histoire. Prenez le temps de découvrir toutes les richesses de cette ville : la cathédrale Saint Sacerdos, le parc avec la lanterne des morts, offrant un joli panorama sur les toits de la ville, le marché couvert, les places, le manoir de Gisson. On ne dénombre pas moins de 253 immeubles, 18 monuments classés et 59 monuments inscrits. Un véritable joyau.


Le manoir de Gisson

Sarlat-la-Canéda est la cité médiévale qui concentre en son sein le plus de monuments classés de France. Mais la plupart ne se visitent pas. Seul le manoir de Gisson est ouvert au public.

Situé en plein coeur de la ville, ce manoir est composé de deux bâtiments reliés par une magnifique tour-escalier hexagonale. Sa construction remonte au XIIIe siècle et plonge le visiteur au cœur de la bourgeoisie sarladaise de cette époque et notamment dans le quotidien de la famille Gisson. Ces derniers seront au fil des générations, consul, notaire royal, chevalier de l’ordre de Saint-Louis ou encore capitaine de Dragons.

L’entrée est payante. La visite du mamoir se fait librement, il faut compter environ 1h pour en faire le tour. elle débute par quelques salles d’exposition d’armes, trophées  et objets insolites situées au rez-de-chaussée. À l’étage, nous découvrons les salons d’apparat, les chambres et le fumoir. Toutes les pièces sont richement décorées. C’est somptueux. Nous allons ainsi de merveille en merveille jusqu’au grenier. Au premier étage, on accède également à une grande terrasse surplombant la place des oies et l’on peut facilement imaginer ces dames y prendre le thé.


Le mot de la fin…

Notre découverte de la ville de Sarlat-la-Canéda nous aura transportés dans un autre temps. Une remontée dans l’histoire de notre pays incroyable. Nous avons adoré flâner dans les ruelles de cette cité médiévale si bien restaurée. Un exemple de conservation du patrimoine qui permet à la ville aujourd’hui d’être l’un des joyaux de la Dordogne.

A propos de l'auteur

Partir découvrir de nouveaux horizons. Proches ou lointains, peu importe tant que cela se fait en famille afin de garder de beaux souvenirs que nous partageons avec vous à travers ce blog.

6 Commentaires

  • Mag
    15 août 2015 at 10 h 13 min

    Région de mon cœur
    Des diamants à chaque détour de chemin

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    • famille france-trotteuse
      15 août 2015 at 10 h 36 min

      Entièrement d’accord avec toi
      Nous avons hâte d’y retourner pour en découvrir davantage

      Répondre
  • Christine N
    19 février 2021 at 13 h 40 min

    Yes, j’ai adoré Sarlat aussi ! Juste une actualisation : l’entrée au manoir de Gisson est désormais payante, quand il pourra rouvrir bien sûr.

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    • Cecile
      19 février 2021 at 13 h 45 min

      Il l’était déjà lorsque nous y sommes allés. Je me suis mal exprimée en écrivant « se visite librement » je parlais plus du fait qu’il n’y avait pas d’obligation de faire une visite guidée. Merci pour la remarque je vais rectifier pour que cela soit plus clair.

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  • Anne LANDOIS-FAVRET
    19 février 2021 at 18 h 01 min

    J’ai visité 2 fois Sarlat et quelle merveille ! C’est la ville médiévale la mieux conservée et entretenue que j’ai pu voir !
    Il y a tellement de films qui s’y sont tournés car il n’y a pas de câbles qui traînent partout, on pourrait se croire à cette époque ! 🙂

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    • Cecile
      10 mars 2021 at 9 h 25 min

      C’est exactement cela !! Une superbe plongé dans une autre époque.

      Répondre

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