Fort de Bé
Bretagne,  Ille-et-Vilaine

Saint-Malo la cité corsaire

Je me suis longtemps posé la question de savoir si j’allais vous parler de Saint-Malo, car je ne voyais pas vraiment ce que j’allais pouvoir vous en dire. La cité corsaire, fondée sur un îlot au 12e siècle, figure en bonne place dans tous les guides de Bretagne et reste une visite incontournable si vous venez passer quelques jours près de là. Aussi, je pense que tout a été écrit sur Saint-Malo.


Mon ressenti de Saint-Malo

Alors, plutôt que de vous retracer l’histoire de Saint-Malo que vous n’aurez aucun mal à trouver sur Internet, je préfère m’atteler à vous raconter comment j’ai ressenti et appréhendé la ville.


Mon histoire passée avec Saint-Malo

Ce n’était pas ma première visite de Saint-Malo. L’histoire remonte à plus de vingt ans déjà. En ce temps-là, les légendes celtiques me passionnaient, Merlin, Arthur et toute sa bande étaient au cœur de mes lectures et enfin, le groupe Manau chantait l’histoire incroyable de la tribu de Dana. Vous voyez, cela commence à dater un peu.

Alors forcément, lorsque j’ai découvert Saint-Malo pour la première fois, je suis immédiatement tombée sous le charme de la cité bercée par des milliers d’histoires de pirates, de sorcières et de druides. La ville avec ses maisons en granit venu des iles Chausey jouait d’ailleurs à fond sur la carte « légende-celtique ».  Tout naturellement, elle abritait des boutiques où l’on vous vendait de quoi faire de vous le prochain Merlin.  Les forces du Mal affrontaient les forces du Bien, libre à vous de choisir votre camp.

Je me souviens aussi que la ville comptait un grand nombre de pubs où la bière coulait à flots au son des musiques celtes et fourmillait de restaurants typiques où les crêpes étaient reines.


Saint-Malo aujourd’hui

Alors près de vingt ans plus tard, c’est avec bonheur que je repasse les lourdes portes de la cité. Malheureusement, la ville a bien changé et j’ai bien plus l’impression de déambuler dans les rues à ciel ouvert d’un centre commercial. Je me suis même demandé si la cité intra-muros abritait encore de réels habitants tant elle m’a semblé impersonnelle et sans âme.

Attention, je ne dis pas que la Saint-Malo n’est pas à voir. C’est sans contexte une ville à visiter, mais pour moi elle n’a plus le charme qu’elle avait autrefois.

D’ailleur, vous constaterez que je n’ai pris que très peu de photos de la ville, c’est pour vous dire l’ispiration que j’ai eu 🙁

Eglise

Les remparts de Saint-Malo

Cependant, je n’avais gardé aucun souvenir des remparts de la ville. Alors, ce fut pour moi une belle surprise. J’ai vraiment pris un immense plaisir à m’y balader malgré le monde. Nous n’avons pas pu rejoindre à pied le fort du Petit Bé, car nous n’étions pas à marée basse. Malgré cela, nous l’avons admiré de loin et le spectacle était tout aussi beau.


Saint-Servan et la corniche d’Aleth

Située juste en face de Saint-Malo, la cité d’Aleth fut fondée par Malo, un moine gallois né au 6e siècle. En 1144, lorsque l’évêché est transféré sur l’ile voisine, car bien plus peuplée et qu’elle prend le nom de Saint-Malo-de-l’Isle, la Cité d’Aleth est alors mise sous la protection d’un autre Saint appelé Servan.

Aujourd’hui, Saint-Servan permet de se mettre au vert et au calme loin de l’agitation de la ville. Grâce à la corniche d’Aleth, on peut découvrir à pied de magnifiques points de vue sur Saint-Malo et ses iles à l’abri des arbres d’un parc. Lorsque le temps est clair, on peut même apercevoir le Cap Fréhel.  Tout en haut de la colline, le fort de cité abrite le mémorial 39/45.

Malheureusement, cette sortie à Saint-Servan fut écourtée par la pluie. Nous n’en avons donc pas vu grand-chose.


Le mot de la fin…

Pour être honnête, je ne sais pas si je retournerai à Saint-Malo. Je pense en avoir vu suffisamment. La ville est chouette, les remparts aussi, mais cela s’arrête là pour moi. Je pense préférer la quiétude de la Rance ou les falaises de la côte menant à Saint-Briac que nous avons pu découvrir le dernier jour de notre séjour.


10 Comments

  • alaindici

    Merci de donner tes vraies impressions. Malheureusement, beaucoup de sites touristiques qu’on a eu l’occasion de découvrir il y a 20 ans pour toi, 40 ans et plus pour moi, ont perdu toute trace d’authenticité et la déception est bien grande quand on revient les voir avec beaucoup d’attente : des boutiques et encore des boutiques, une fréquentation exclusivement touristique avec la disparition des activités et des habitants qu’on y pouvait découvrir il ya quelques décennies. J’ai eu ce sentiment l’été dernier en retournant à Locronan. Peut-on échapper au lucratif tourisme de masse ?

    • Cecile

      Effectivement l’explosion du tourisme de masse entraine une certaine perte d’authencité de certain sites. Pas facile j’imagine pour les pro du secteur d’allier les deux. Nous avions eu le meme sentiment il y a 4 ans au Mt Saint Michel et il c’est confirmé encore une fois cette année lorque nous y sommes retournés. Dommage mais je ne sais pas s’il y a eu solution miracle a cette frénésie

  • Anne LANDOIS-FAVRET

    Je suis allée à Saint-Malo il y a maintenant bien 10 ans je pense, c’était la première fois. J’avais bien aimé les remparts, ce sont des constructions impressionnantes. Je n’avais pas fait le fort, mais je ne me souviens plus si c’était pour cause de marée haute ou simplement par manque de temps ou autre. Les petites rues m’avaient laissées un bon souvenir, beaucoup de crêperie c’est certains, les boutiques étaient assez semblables à ce que l’on trouve dans une ville touristique. La ville m’avait laissé une bonne impression, son architecture est atypique mais après ces grands bâtiments militaires ne sont pas ce que je préfère. La pierre est superbe, elle donne un aspect particulier et reconnaissable à la ville. 🙂

    • Cecile

      La ville est belle au niveau architecture c’est en effet assez atypique. La seul chose que je reproche c’est la prolifération de magasins (haut de gamme en plus pas à la porté de toutes bourses). Saint Malo m’a fait pensé à un petit St Tropez de la Bretagne. tu l’as visite tu baves devant les boutiques de luxe et tu paye ta crèpe 3 fois le prix d’une crèpe acheté ailleurs. Dommage heureusement la balade sur les remparts reste très agréable.

  • Sabrina

    S’il y avait que St Malo qui perd en authenticité, malheureusement.
    J’y suis passée très rapidement un soir à la nuit tombée en rentrant du Mont St Michel (où d’ailleurs j’ai ressenti la même chose que toi pour St Malo, hyper déçue)
    Je suis donc passée par St Malo le temps de longer ses remparts et de manger un, plutôt LE meilleur Kouign-amann.

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