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Paris / Rdv #EnFranceAussi

Les Puces de Paris à Saint Ouen

Je vous emmène découvrir un lieu unique en raison de sa taille et de son originalité, situé aux portes de Paris dans une ville nommée Saint-Ouen. Ville populaire de la Seine-Saint-Denis, sans aucun attrait touristique particulier, mal connue, mal aimée, elle peine forcément à attirer les touristes qui pour la plupart ne s’aventureront jamais au-delà du quartier de Montmartre. Pourtant, Saint-Ouen abrite un lieu extraordinaire nommé les Puces de Paris et c’est ici que je vous propose de déambuler le temps d’une petite journée.


Cet article participe au RDV En France Aussi du mois de septembre sur le thème « villes malaimées » proposé par Alexis du blog Le Petit Explorateur.

Au nord du 18e arrondissement de Paris il y a…

Véritable institution parisienne, reconnue dans le monde entier comme l’un des plus grands marchés d’antiquité et de brocante du monde, le Marché aux Puces de Paris est aujourd’hui classé « Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine ».

Repartis sur sept hectares et divisés en près de 14 marchés tantôt couverts tantôt à ciel ouvert, ils regorgent tous de marchandises hétéroclites datant de toutes les époques et provenant de tous les pays du monde. Ainsi aux marchés aux Puces, on peut chiner des antiquités classiques ou des marchandises haut de gamme comme du mobilier, des tableaux, des objets d’art…On y trouve aussi d’anciens disques, jouets, affiches, livres, vêtements et accessoires vintages….


L’histoire des Puces de Paris

Tout remonte à 1870. Cette année-là, des chiffonniers de Paris s’installent à Saint-Ouen sur une zone appelée Malassis. Peu à peu, la zone, bien que non constructible, voit des baraquements s’édifier de-ci de-là. La terre appartient alors à celui qui la prend et qui sait la garder.

Une première ébauche de marché se crée vers 1884 sur l’avenue Michelet. Mais le conseil municipal veut réglementer le site en instaurant notamment des impôts que les chiffonniers se refusent à payer. En 1908, avec l’arrivée du métro, les brocanteurs lassés de déballer et remballer leurs marchandises chaque jour, ressentent enfin le besoin de se poser.

C’est ainsi que naquit le concept de marchés où chacun dispose alors d’un local clos et propre au milieu d’allées pour exercer convenablement une activité commerciale structurée.

Petit à petit, différents marchés vont donc ouvrir. En 1920, Romain-Jules VERNAISON crée le premier d’entre eux. En 1925, c’est au tour du marché BIRON de voir le jour. En 1938, le premier marché couvert fait son apparition sous le nom de Jules VALLÈS. Puis, en 1942, le marché MALIK. En 1949, les premières boutiques en durs et les premières allées goudronnées voient le jour au marché Paul BERT. Enfin en 1989 et 1991 deux nouveaux marchés font leur apparition. Le marché de MALASSIS et celui de DAUPHINE. Ils donnent ainsi une nouvelle dimension internationale aux Puces de Saint-Ouen. Mais la zone n’est pas figée. Si au fil du temps certains marchés sont apparus puis ont disparu, aujourd’hui encore, de nouveaux espaces devraient voir le jour afin d’insuffler un souffle nouveau et proposer de nouvelles tendances.


Les Puces de Paris aujourd’hui

Malgré les années passées, la forte identité culturelle du marché aux Puces reste ancrée dans ses allées et sa mémoire préservant alors son âme et sa fantaisie. C’est peut-être cela qui fait de lui le 5e site touristique de France avec près de 5 millions de visiteurs par an. Alors, que l’on y vienne dans un but précis ou tout simplement pour flâner dans ses allées, ce qui est sûr c’est que vous en repartirez forcément avec quelques objets sous le bras.

Sur place, on a parfois l’impression que le temps s’arrête. On fait des bonds dans les années 20-30 puis 60-70. On s’interroge sur l’utilisation de certains objets, on prend plaisir à discuter avec les brocanteurs toujours heureux de parler de leurs marchandises et de leur passion. La journée passe vite. Le temps d’une pause, on prend un repas rapide dans l’un des petits restos ou brasseries à l’esprit convivial qui jalonne le quartier. Des terrasses ensoleillées, on écoute les musiciens, on regarde les drôles de gens passés avec leur look parfois improbable. Bref, on passe du bon temps au marché aux Puces de Saint-Ouen. Alors même si cette ville n’est pas un haut lieu du tourisme parisien, elle peut s’enorgueillir d’abriter ce site prestigieux reconnu dans le monde entier que je vous invite, vous aussi, à visiter.


Quelques conseils

  • Adresse : 120 rue des Rosiers 93400 Saint Ouen
  • Metro/bus : Ligne 13 Garibaldi ou ligne 4 porte de Clignancourt/ bus ligne 85
  • Horaires : Ouvert Samedi dimanche et lundi
  • Pour plus d’info : Marché aux Puces
A propos de l'auteur

Partir découvrir de nouveaux horizons. Proches ou lointains, peu importe tant que cela se fait en famille afin de garder de beaux souvenirs que nous partageons avec vous à travers ce blog.

14 Commentaires

  • tania
    6 septembre 2020 at 19 h 37 min

    merci pr la balade
    oups je crois que je ne suis allée aux Puces que une seule fois dans ma vie

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    • Cecile
      6 septembre 2020 at 23 h 03 min

      Et bien moi j’y étais allée il y a très très longtemps et je n’en avait que peu de souvenirs. Se fut une vraie bonne surprise d’y retourner.

      Répondre
  • Lookoom
    6 septembre 2020 at 21 h 07 min

    J’ai toujours eu une image négative des Puces, mais cela commence à changer, cet article y aide, je pense que je suis (presque) prêt à m’y risquer 

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    • Cecile
      6 septembre 2020 at 23 h 06 min

      C’est un lieu assez particulier et beaucoup de personnes en ont une image négative pourtant c’est un lieu atypique qu’il est très interessant de découvrir. Si tu es presque prêt alors fonces y

      Répondre
  • eimelle
    7 septembre 2020 at 17 h 29 min

    c’est un lieu que j’aurais bien envie de découvrir pour son ambiance!

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    • Cecile
      8 septembre 2020 at 6 h 34 min

      Effectivement ça vaux le détour

      Répondre
  • koukou42
    7 septembre 2020 at 23 h 38 min

    C’est le genre d’endroit d’où je suis sur de ne pas repartir les mains vides.
    Merci pour l’histoire de ce lieux.

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    • Cecile
      8 septembre 2020 at 6 h 35 min

      C’est difficile en effet la tentation est grande

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  • Anne
    8 septembre 2020 at 7 h 44 min

    Un paradis pour les photographes!

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  • Anne LANDOIS-FAVRET
    8 septembre 2020 at 9 h 50 min

    J’y allais beaucoup avec mes parents pour flâner quand j’étais petite. J’aime beaucoup la partie brocante, on y trouve toujours des objets mystère notamment. J’aime beaucoup moins la partie marché fourre-tout qui vend des bracelets, des étoles ou autres, c’est un peu devenu la zone déjà qu’à l’époque il y avait des joueurs de bonneteau et qu’on les a vu déguerpir en vitesse dès que des policiers arrivaient. 🙂

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  • Paule-Elise
    30 septembre 2020 at 10 h 16 min

    Ça fait très longtemps que je ne suis pas allée aux puces de Saint-Ouen, justement parce que j’en ai l’image d’un lieu très touristique. Mais c’est peut-être le bon moment pour y aller alors, et continuer d’explorer ma Seine-Saint-Denis d’adoption !

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    • Cecile
      30 septembre 2020 at 12 h 55 min

      C’est en effet sûrement le meilleur moment car les touristes si font très rares. Les commerçants des puces sont même très inquiets sur leur devenir.

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  • Delphine
    3 octobre 2020 at 2 h 21 min

    Cet endroit m’attire depuis longtemps et les photos ne font que conforter mon envie d’aller le découvrir, ne serait-ce que pour l’ambiance.

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